Lien vers la carte Google affichant les messages

Derniers messages:

13 mai 2006 - par andrée

11 mai: Défier les lois cyclistes

Jour 6, Matapédia, 524 km.

**AVERTISSEMENT: Il y a encore de la neige à Amqui**

Matapédia est une toute petite ville. Et c’est parfait ainsi: plus grosse, elle aurait beaucoup trop tranché avec la tranquilité, l’isolement, la… transcendance de la vallée. Ce jour-là, nous avons relevé un grand défi: nous avons descendu la vallée de la Matapédia au complet, de Sayabec à Matapédia, pour un total de 104 km (dont 50 sans aucun village).

On dit souvent que tout ce qui monte redescend. En vélo, c’est généralement le contraire: tout ce qui descend finit par remonter. Quelle ne fut pas notre surprise lorsqu’à Ste-Florence (10 km après Causapscal, absente de la carte), la route s’est mise à descendre avec la rivière Matapédia - et ce, pour près de 60 km. Bon, nous avions le vent dans le visage (peut-être cela explique-t-il la non-validité de la loi de la gravité, qui stipule que nous devrions avancer à plus de 13 km/h dans une côte qui descend - surtout lorsqu’on pédale comme des déchaînées). Mais nous roulions dans la bonne direction.

Le décor était féérique. La route, dynamitée dans la montagne, suivait le cours de la Matapédia, dont les berges étaient par endroit encore couvertes de neige. Il y avait même un accotement. Et le soleil était revenu. N’eut été de mes genoux, tout aurait été parfait…

En effet, à partir de notre dîner à Causapscal, le genou gauche, jaloux du droit qui recevait tant d’attention depuis quelques jours, s’est mis de la partie. Déjà épuisée, démotivée, je ne croyais jamais traverser la vallée en une journée. Or, comme je l’ai déjà dit, c’est au moment où on s’y attend le moins - et où on en a le plus besoin - que les choses les plus insensées surviennent. Au moment où j’allais demander une pause, Josianne m’en proposa une (nous sommes vraiment complémentaires). Et là, juste sur le bord de la route, la halte parfaite: un petit pont couvert, et une énorme chaise longue de bois en forme de saumon. Ce banc de poisson nous fut des plus salvateurs. Un peu de gatorade, une barre tendre, et puis nous étions reparties.

Ce soir-là, nous avons campé sur le terrain municipal, au bord de la Matapédia. Notre dernière nuit en sol québécois pour un bon moment…

Andree et le banc de poissonSte-Florence Josianne Pont-CouvertVallee de la MatapediaArrivee MatapediaMatapedia cote de l\'egliseMatapedia sortieRiviere Matapedia

click to view on my google map