Jour 41, Vancouver (C-B), 2770km.
Fait n°217: Le Canada, c’est tellement grand que même le temps n’a pas le temps de suivre d’un bout à l’autre (voir aussi décalage horaire).
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Après avoir pédalé comme des dingues jusqu’à ainsi qu’à travers St.John’s et ses côtes impitoyables, après avoir mangé dévoré du fish&chips au Ches’s (le meilleur à Terre-Neuve - la serveuse nous a remis un certificat le prouvant!), après avoir soigneusement empaqueté nos vélos (en plein air sur une estrade couverte, dans des boîtes et trop peu de papier-bulles qu’on nous a vendus (non, ce ne sont pas tous les magasins de vélos et les gens qui y travaillent qui sont aussi extra que Lessard Bicycles! on s’ennuie!)), après avoir pris le taxi et passé la nuit à l’aéroport, le temps était venu pour nos deux aventurières chevronnées (hum hum) de découvrir de nouveaux horizons. Comme elles pouvaient difficilement se rendre plus à l’est, elles ont opté pour Vancouver, métropole de la ‘’Beautiful British Columbia'’ - qui s’est avérée un excellent choix.
Une fois les vélos remontés, nous avons pris la direction de chez Carl, notre ami exilé le temps d’un été pour parfaire son anglais. Après deux semaines passées dans le bois et les petits villages, le retour en ville est un choc. Mais Vancouver a tôt fait de nous ménager: sur Southwest Marine Drive, nous pédalons sur le large accotement cycliste (comme partout à Vancouver, les vélos sont rois - et nombreux!), assaillies par les effluves sucrés des buissons en fleurs, portées par le vent doux du Pacifique qui bruisse dans les conifères géants. Ici, les haies de cèdres sont des murailles - proportionnelles à la grosseur des maisons qu’elles doivent abriter des regards.
Carl et Marie-Hélène ont en effet la chance de loger dans le coin le plus cossu de Vancouver: dans les petites rues tranquilles du voisinage, le prix des maisons se chiffre dans les millions de dollars. C’est la course à l’immobilier: avec le boom migratoire en provenance d’Asie et les Jeux de 2010, on construit, on construit, et le prix des maisons (et des gâteaux McCain: 4,89$ chez IGA Vancouver) s’envole.
N’empêche: Vancouver est une ville magnifique. Même sous un ciel gris qui tronque les montagnes tout de même immenses, nous nous faisons un plaisir d’arpenter ses rues en vélos, ébahies par les arbres que nous n’avons jamais vus, par la facilité d’y circuler à vélo, par le prix des sushis (moins chers qu’un gâteau McCain). Carl, en bon guide, se charge de nous faire découvrir ses merveilles: l’université (UBC), la plage (de nudistes:), les aigles à tête blanche, la forêt d’arbres gigantesques… Il n’y a pas à dire: le Canada est rempli d’endroits extraordinaires.
Mais toutes les médailles, même olympiques-à-venir, ont un revers: on retrouve aussi à Vancouver l’un des coins les plus pauvres au Canada, East Hastings Street,'’où t’es sûr en une minute et demi de voir au moins un gun et une piquerie'’. Évidemment, nous n’irons pas y parader avec nos vélos et nos sacoches flamboyantes - mais il reste qu’un tel contraste frappe l’imagination et porte à réfléchir.
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C’est aujourd’hui que nous prenons la direction des Rocheuses, toutes excitées et nerveuses à la fois. C’est qu’elles sont grosses, ces montagnes. En fières aventurières (et en cyclistes qui désirent revenir en un seul morceau), nous emprunterons des routes un peu moins fréquentées, évitant le plus possible la transcanadienne et les grandes autoroutes.
Oui, il en faudra de l’énergie et du sourire pour franchir ces montagnes et affronter ces grizzlis (ne vous inquiétez pas, on a troqué le poivre moulu sur pierre pour du poivre de cayenne - qui pourra aussi, le cas échéant, nous être utile contre les chiens - on ne vous a pas raconté qu’en Nouvelle-Écosse, on s’était fait poursuivre par un chien méchant, hein?). Cette énergie et cette joie de vivre, nous la puisons dans la magie des instants que nous vivons, et dans les bons mots des gens qui nous suivent avec passion. Merci de l’entretenir!
Allez, go les jambes!
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Après Andrée ‘’la ligne à hardes'’ (surnom qui me vient des nombreux sous-vêtements, débarbouillette, chandails et autres objets hétéroclites qui se relaient en permanence sur mon sac de couchage, qui est lui-même ouvert au soleil aussitôt que j’en ai l’occasion - j’ai une crainte un peu maladive de l’humidité), voici Josianne ‘’l'écureuil'’ Cloutier. En effet, comme cet animal qu’elle exècre (ça nous vole notre bouffe et ensuite ça nous crie après - on en a un qui nous suit depuis Sugarloaf, N-B!), elle a de la difficulté à rester en place - et tassez-vous lorsqu’elle a faim. Mais comme ce petit animal poilu, elle peut avoir l’air si mignon et inoffensif:
Photo à venir
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Rectification pour le poivre de cayenne. Josianne a du signé un document disant qu’elle n’utiliserait cette arme seulement contre les ours. Le vendeur lui a décrit le jet que la bouteille projette. Ça tuerait un chien tellement que c’est gros… et probablement que Josianne serait propulser vers l’arrière.