Jour 81, Thunder Bay (Ontario), 6831 km.
(Ces jours-ci, les routes de l’Ontario sont peuplees de cyclistes: en plus des deux groupes du Tour du Canada, il y a aussi A velo pour la Bible qui pedale d’un ocean a l’autre. Et nous, petites cyclistes-escargots, transportant leur maison (et leur manger) sur leur dos…)
Voyager, c’est aussi (et surtout) detruire les cliches.
Apres nous avoir dit que les Prairies seraient ennuyantes, on nous a aussi averti que l’Ontario, ce n’etait que du bois, des mouches, des mauvaises routes dangereuses, et quelques mouches de plus. De quoi nous donner les bleus, quoi.
Peut-etre ne sommes-nous pas passees par le bon endroit. Parce que jusqu’a maintenant, l’Ontario, pour nous, c’est du bois, des lacs (pratique quand il fait aussi chaud et humide - et que les douches se font rares), des routes plutot tranquilles avec des camionneurs courtois, et des mouches, mais juste apres le coucher du soleil (apparemment qu’on est chanceuses par contre, alors touchons du bois… ca adonne bien, y’en manque pas…). Oui, c’est long, l’Ontario, immensement long. Et tant mieux: en tant que derniere province, il faut en profiter autant que l’on peut…
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Les nouvelles se sont fait rares et breves depuis notre depart de Calgary. Ce n’est pas le cas de nos peripeties et histoires farfelues, bien au contraire; seulement, comme vous l’avez surement constater, notre cadence a augmente. Depuis la Saskatchewan, c’est donc vers 5h ou 5h30 que nous nous levons (good morning Saskatchewan!), pour etre en selle vers 6h30. Ainsi, nous pouvons profiter des matinees fraiches pour pedaler le plus possible (souvent 70-80 kilometres avant le diner), et arriver plus tot en soiree (ou faire plus d’arrets pour admirer le paysage pendant la journee).
Mais pourquoi se lever si tot quand on est en vacances? Nouvellement convertie au lever de bonne heure (Josianne en est atteinte depuis longtemps, probablement la naissance), je me fais une joie de vous citer quelques avantages en vrac:
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Le temps file, encore une fois - les photos devront attendre…
Vous ne perdez rien pour attendre, vous non plus.
Pedalement votre,
Josianne et Andree
Oh. Et pour ceux qui ne se tannent pas de nous lire, nous serons dans Le Soleil du samedi 29 juillet…