La Costa Verde de Lima

1 juin 2005

La Costa Verde de Lima

En marchant deux minutes à partir de mon auberge de jeunesse, on arrive sur le bord de l’océan pacifique. Sur le bord, cent mètres plus haut…
En prenant un taxi de l’aéroport jusqu’au quartier de Miraflorés, je suis passé par l’autoroute qu’on voit en bas. Si les falaises sont impressionnantes de ce point de vue, elles le sont beaucoup plus quand elles nous surplombent de toute leur hauteur et qu’on vient tout juste de voir l’océan pacifique pour la première fois.
Il y a en fait plusieurs étages à ces falaises, qui tiennent on ne sait comment. Du sable et des cailloux ronds, gris, bleus et rouges, qu’on retrouve d’ailleurs dans le pavement de plusieurs rues et parcs. J’y suis retourné plusieurs fois tellement le panorama est impressionant.
Ce bout de la côte s’appelle la Costa Verde. Je ne sais pas d’où vient le nom à l’origine, mais pour aujourd’hui, je n’ai pas à chercher loin l’explication. Seul le quartier de Miraflorés a les moyens d’installer des tuyaux d’arrosage tout le long de ses falaises…

Le guide du Routard avait lancé un avertissement: “Une ville maussade, bercée par le brouillard”. C’est vrai que le ciel est toujours gris. Mais la ville elle-même est tellement colorée que l’équilibre se rétablit. Et le traffic automobile est fou…
Je n’ai pas encore osé embarquer dans un minibus. Ils arrivent à toute vitesse et à tout moment, avec des noms de rues presque aléatoires (de mon point de vue) inscrits sur le devant et le côté et klaxonnent à qui mieux mieux pour se frayer un chemin dans la masse des autres bus, minibus, colectivos, camions et automobiles qui klaxonnent tout autant. Pour embarquer, il faudrait d’abord que je comprenne les circuits, que j’aie le temps d’en voir un venir, que je lui fasse signe d’arrêter et que j’embarque dans la demie seconde où il ralentit. Demain, je compte bien tenter ma chance. Même si l’agent consulaire du Canada à qui j’ai parlé aujourd’hui m’a avoué n’avoir pris un minibus qu’une seule fois en trois ans…
En parlant de l’ambassade du Canada, des gardiens armés de pistolets-mitrailleurs la surveillent en permanence dans la rue…

En ne se précipitant pas dans le premier resto venu, on peut assez bien s’en tirer côté budget, même dans le quartier le plus cher de la ville la plus chère du pays. Deux avocats et un pain baguette pour environ un dollar, c’est bien non ?
Quand même, aujourd’hui je me suis payé le plat national, un ceviche, une grosse assiette débordante de morceaux de poissons fruits de mer crus, marinés dans du jus de citron et accompagnés d’oignons crus. Très bon, même si la facture spécial touriste m’a un peu gâché la digestion. C’est le premier test pour mon petit estomac de Québécois.
Avec mon ceviche venait une bouteille de Inka Cola, soda jaune (couleur huile végétale) au goût de cream soda/gomme balloune Bazooka.

Je ne sais pas si ca se rend jusqu’au Canada, mais les mouvements de protestations s’amplifient en Bolivie. Il est maintenant fortement déconseillé de se rendre à La Paz, mais le reste du pays est supposé être sécuritaire. De toutes facons, la situation a amplement le temps de changer d’ici un mois… en mieux ou en pire !

Je retourne dans ma petite auberge avec le courant la nuit seulement, l’eau chaude le matin seulement et la tranquilité tout le temps.

Lima L’Église San Francisco de Lima (XVIe siècle).

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